Émile Nelligan

Ma Mère 

Quelquefois sur ma tête elle met ses mains pures,
Blanches, ainsi que des frissons blancs de guipures

Elle me baise au front, me parle tendrement,
D'une voix au son d'or mélancoliquement.

Elle a les yeux couleur de ma vague chimère,
O toute poésie, ô toute extase, ô Mère !

A l'autel de ses pieds je l'honore en pleurant,
Je suis toujours petit pour elle, quoique grand.

 

 

 

À toutes les Mamans, à toutes celles qui sont là avec nous.

à toutes celles qui sont toujours présentes dans nos souvenirs.

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Poèmes

Musique: Chopin, valse op32

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Mai 2003